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Agrobusiness (IAM Fair 2026): Omaha réunit acteurs africains et américains autour de la sécurité alimentaire et de l’innovation

Omaha (Nebraska), 3-4 septembre 2026

  La ville d’Omaha a accueilli, les 3 et 4 septembre 2026, la deuxième édition de l’International Agribusiness and Manufacturing Fair (IAM-Fair 2026), un cadre d’échanges entre acteurs américains et africains autour des enjeux de sécurité alimentaire, d’agrobusiness, de recherche, d’innovation et d’investissement.

Placée sous le thème « Food Security and Global Challenges: Building Resilient Partnerships Through Trade and Innovation » (Sécurité alimentaire et défis mondiaux : bâtir des partenariats résilients grâce au commerce et à l’innovation), cette édition a réuni des diplomates, responsables publics, chercheurs, universitaires, entrepreneurs, investisseurs et professionnels du secteur agricole.

C’est une initiative de John Ouedraogo, Julien Koala et de Dr Moussa Guira, des compatriotes vivant à Omaha.

La rencontre a notamment enregistré la participation du camarade Kassoum Coulibaly, Ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis, et de S.E.M. Frédéric Hegbe, Ambassadeur du Togo aux États-Unis. Le maire d’Omaha, John J. Ewing Jr., ainsi que le Secrétaire d’État du Nebraska, Robert Evnen, ont également marqué l’événement par leur présence.

Des représentants de la Chambre de commerce de Tombouctou et de la Chambre africaine de commerce du Nebraska ont également pris part à cette deuxième édition.

Recherche, technologie et chaînes de valeur au cœur des échanges

La première journée a été particulièrement marquée par deux panels réunissant des spécialistes de l’agriculture, de l’agrobusiness, de la recherche, de l’entrepreneuriat et des nouvelles technologies.

Le premier panel, consacré à l’optimisation des chaînes de valeur agricoles sans compromettre la qualité, a examiné les moyens d’améliorer l’efficacité, la productivité et la compétitivité, de la production au consommateur.

Les discussions ont notamment porté sur l’apport de l’intelligence artificielle, de l’agriculture de précision et des technologies de suivi à la prise de décision. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de transformer les données collectées en informations directement exploitables par les producteurs, notamment pour la gestion des sols, la surveillance des cultures, le stockage et la logistique.

La réduction des pertes tout au long de la chaîne de valeur a également occupé une place importante dans les échanges. À cet égard, les spécialistes ont souligné l’importance de la prévention, de la gestion intégrée des ravageurs, de la rotation des cultures et d’une meilleure maîtrise des conditions de stockage et de manutention après les récoltes.

Le second panel, consacré au rapprochement entre recherche, politiques publiques et industrie, s’est intéressé aux partenariats transcontinentaux susceptibles d’apporter des réponses aux défis de la résilience climatique, des besoins en main-d’œuvre et de la productivité agricole.

Les échanges ont mis en évidence la nécessité de mieux traduire les résultats de la recherche universitaire en solutions accessibles et applicables sur le terrain. La confiance entre chercheurs, producteurs, entrepreneurs et communautés, de même que la formation, l’accès au financement et la création de réseaux ont été identifiés comme des facteurs déterminants pour l’adoption des innovations.

Dans la perspective des relations entre l’Afrique et les États-Unis, un enseignement majeur s’est dégagé : le transfert de technologies doit être adapté aux réalités locales et tenir compte notamment de la taille des exploitations, des cultures, des infrastructures, du climat et des capacités institutionnelles. Les projets pilotes, la recherche appliquée et la collaboration directe avec les producteurs apparaissent ainsi comme des instruments privilégiés pour transformer l’innovation en résultats concrets.

Le Burkina Faso présente ses potentialités et ses priorités d’investissement

À côté des panels, le programme a réservé une séquence de présentation au Burkina Faso et au Togo, leur permettant de mettre en lumière leurs potentialités agricoles ainsi que les opportunités offertes aux investisseurs et partenaires.

La présentation du Burkina Faso, assurée par Dr Tiobaté Bérenger Somé, Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Washington DC, a porté sur le potentiel économique et agricole du pays, ses priorités en matière de sécurité alimentaire ainsi que les possibilités d’investissement dans les secteurs agricole, pastoral, halieutique et agro-industriel.

Les potentialités présentées à Omaha comprennent environ 9 millions d’hectares de terres agricoles, dont 233 500 hectares irrigables, avec maîtrise totale de l’eau, et 500 000 hectares de bas-fonds aménageables. Le pays dispose également d’importantes ressources en eau ainsi que d’acquis en matière de recherche agricole, notamment dans le développement de semences améliorées et de technologies adaptées aux différentes zones agroécologiques.

Plusieurs opportunités d’investissement ont été mises en avant, notamment dans l’agriculture intensive, la modernisation des moyens de production, le développement de pôles agricoles et agro-industriels, ainsi que la transformation et la valorisation de produits à fort potentiel d’exportation, tels que le cajou, le sésame, le coton et la mangue.

La présentation a également permis de mettre en lumière les priorités de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, qui portent notamment sur les aménagements hydroagricoles, l’acquisition d’intrants et d’équipements, ainsi que la construction d’infrastructures stratégiques.

À travers cette présentation, et surtout les réponses apportées par l’Ambassadeur Coulibaly aux nombreuses questions, le Burkina Faso a ainsi affiché sa volonté d’attirer des partenariats et des investissements susceptibles de contribuer à la transformation locale des productions, au développement de chaînes de valeur agro-industrielles et au renforcement de la souveraineté alimentaire.

Après les travaux d’Omaha, les participants ont consacré la deuxième journée, le 4 septembre 2026, à une visite de la Nebraska State Fair, à Grand Island.

Cette immersion a permis aux délégations de découvrir concrètement l’écosystème agricole du Nebraska, d’explorer les espaces d’exposition et d’échanger avec divers acteurs locaux. Elle a également offert un prolongement pratique aux discussions de la veille sur la production, l’innovation, la commercialisation et les possibilités de coopération.

À Grand Island, les participants ont notamment été reçus par Ryan O’Neill, président du Conseil municipal de Grand Island, aux côtés d’autres responsables locaux, avant une visite guidée de la foire.

Cette étape a ainsi permis aux délégations africaines d’observer certaines pratiques et technologies agricoles américaines et d’identifier des domaines susceptibles de nourrir de futurs partenariats.

Au terme de ces deux journées, la foire internationale de l’agro-business et de la manufacture, édition de 2026, aura mis en évidence les complémentarités entre le potentiel agricole africain, les capacités scientifiques et technologiques américaines et les opportunités d’investissement et de commerce entre les deux continents.

Pour sa deuxième édition, la rencontre entend ainsi aller au-delà du partage d’expériences pour favoriser l’émergence de partenariats concrets entre gouvernements, entreprises, chercheurs, universités, producteurs et investisseurs, au service d’une agriculture plus productive, résiliente et créatrice de valeur.

 

Section Communication et culture de l’Ambassade