Diaspora : l’Ambassadeur Kassoum Coulibaly prend part à Washington au lancement du site web dédié à la valorisation des compétences des Maliens de l’extérieur

L’Ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis, le camarade Kassoum Coulibaly, a pris part, le samedi 22 août 2026 à Washington, D.C., à la cérémonie de lancement d’une plateforme numérique dédiée au recensement et à la valorisation des compétences de la diaspora malienne. Organisée à l’Ambassade du Mali, la cérémonie a été présidée par le Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, M. Mossa Ag Attaher, en présence notamment de l’Ambassadeur du Mali aux États-Unis, Sékou Berthé, de représentants du corps diplomatique et de membres de la communauté malienne.
Initiative de la représentation diplomatique du Mali aux États-Unis, la plateforme vise à mieux identifier et valoriser les compétences, qualifications et expériences professionnelles des Maliens établis à l’étranger, afin de faciliter leur mobilisation au service du développement de leur pays.

Invité à s’exprimer à cette occasion, l’Ambassadeur Kassoum Coulibaly est intervenu en sa qualité de Président du groupe des Ambassadeurs de la Confédération des États du Sahel aux États-Unis. Il a salué l’initiative et adressé ses félicitations aux plus hautes autorités maliennes, au Ministre Mossa Ag Attaher ainsi qu’à l’Ambassadeur Sékou Berthé.
Pour le diplomate burkinabè, cette initiative traduit une conviction désormais partagée par les États de la Confédération : les diasporas représentent une force stratégique pour le développement, la souveraineté et le rayonnement de l’espace confédéral. Au-delà des transferts financiers, les compétences, les expériences, les réseaux professionnels, les capacités d’investissement et les savoir-faire accumulés par les ressortissants établis à l’étranger constituent un capital considérable qu’il importe de mieux identifier, d’organiser et de mobiliser.
L’Ambassadeur Kassoum Coulibaly a particulièrement souligné la convergence entre l’initiative malienne et la dynamique de la digitalisation engagée au Burkina Faso. En effet, le 19 août 2026 à Ouagadougou, soit trois jours avant la cérémonie de Washington, le Ministre des Affaires étrangères, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, a procédé au lancement officiel de trois plateformes numériques destinées à moderniser les services diplomatiques et consulaires et à les rapprocher davantage de leurs usagers.

Parmi ces nouveaux outils figure le Portail de la diaspora burkinabè, qui permet de répertorier les Burkinabè vivant à l’étranger tout en leur offrant des services en ligne, afin de faciliter leur mobilisation et leur contribution à l’édification nationale.
Pour l’Ambassadeur du Burkina Faso, la proximité temporelle entre les initiatives malienne et burkinabè est révélatrice d’une dynamique commune : celle de rapprocher davantage les États de leurs diasporas et de mettre le numérique au service des populations. Cette convergence ouvre, selon lui, des perspectives intéressantes à l’échelle de la Confédération des États du Sahel.
À travers le monde, le Burkina Faso, le Mali et le Niger disposent en effet d’un important vivier de chercheurs, d’universitaires, de médecins, d’ingénieurs, d’entrepreneurs, d’investisseurs, d’experts du numérique et de professionnels de nombreux autres secteurs. Leur mise en réseau progressive pourrait constituer, a souligné le diplomate, un puissant levier au service de la construction de l’espace confédéral.
Cette vision a trouvé un écho dans l’intervention du 
Ministre Mossa Ag Attaher. Celui-ci a expliqué que la nouvelle plateforme ne devait pas être considérée comme un simple instrument informatique, mais comme un outil de connaissance, de mise en relation et de mobilisation du capital humain malien. Elle doit permettre d’identifier les profils, qualifications, expériences professionnelles et domaines d’expertise des Maliens établis à l’extérieur et, à terme, de mettre ces compétences en relation avec les besoins concrets et les priorités de développement du Mali.

Après la présentation technique de la plateforme, le Ministre Mossa Ag Attaher a procédé à son lancement officiel, donnant ainsi le coup d’envoi de ce nouvel outil.
Au-delà du lancement d’un nouvel outil numérique malien, la cérémonie de Washington aura ainsi permis de mettre en lumière une convergence d’approches entre les États membres de la Confédération en matière de mobilisation de leurs ressortissants établis à l’étranger.
Cette dynamique s’inscrit dans une séquence plus large de valorisation de la diaspora confédérale : Niamey les 28 et 29 juillet derniers, Ouagadougou les 19, 21 et 29 août, puis Washington ce 22 août. Autant d’initiatives qui traduisent une conviction désormais partagée par les trois États : la diaspora de la Confédération constitue une force à mobiliser pleinement au service de la construction de l’espace AES.
Section Communication et Culture de l’Ambassade