Participation du Burkina Faso aux Assemblées de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) : Point de la journée du 09 avril 2019.

Le Ministre des Finances, le Ministre de l’Education nationale et SEM l’Ambassadeur en compagnie de l’équipe de la Banque Mondiale

Du 8 au 14 avril 2019 se tiennent à Washington DC aux Etats Unis d’Amérique (USA), les Assemblées de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Une Délégation du Gouvernement burkinabè, conduite par le Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), par ailleurs Gouverneur de la Banque mondiale et du FMI pour le Burkina Faso, et appuyé par  le Ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, participe à ces rencontres statutaires.

Outre ces deux Ministres, la Délégation comprend l’Ambassadeur du Burkina Faso à Washington DC, le Directeur général de la coopération et le Directeur général du trésor et de la comptabilité publique,  respectivement Gouverneur suppléant de la Banque mondiale et du FMI, le Directeur national de la BCEAO, le Directeur général de l’économie et de la planification, le Conseiller spécial du Premier ministre en charge des PPP.

Dans la journée du 9 avril 2019, la délégation a rendu des visites de courtoisie aux deux Administrateurs représentants le Burkina Faso auprès de la Banque mondiale et du FMI. Les échanges avec ces deux personnalités ont porté sur l’état de la coopération entre notre pays et ces deux institutions, jugé très satisfaisant au regard du soutien constant apporté par les instances de décision des deux institutions internationales aux dossiers soumis par le Burkina Faso, et ont permis de partager la situation socioéconomique et les défis sociopolitiques de notre pays. Il s’agit notamment de :  (i) la bonne tenue des indicateurs  économiques et financiers, en dépit des chocs climatiques et sociaux enregistrés, (ii) la persistance des menaces sécuritaires ; (iii) le renforcement de l’appui financier du groupe de la Banque mondiale en faveur du Burkina Faso ; (iv)  l’accroissement du taux d’électrification du pays, à travers le développement de l’énergie solaire ;  (v) le développement de l’économie numérique.

A la suite de la visite de courtoisie rendue aux administrateurs de la Banque mondiale et du FMI,  la délégation burkinabè a tenu deux séances de travail respectivement avec l’équipe pays de la Banque mondiale conduite par son Directeur des opérations et  avec le Vice-président en charge de  la Région Afrique.

La rencontre avec l’équipe pays a permis de faire le bilan de la coopération avec le Burkina Faso. Il en est  ressorti  deux constats majeurs. En premier lieu, il faut noter que  la Banque mondiale intervient au Burkina Faso à travers 23 projets sous financement IDA,  8 projets régionaux et 10 projets bénéficiant de fonds fiduciaires pour un coût global estimé à plus de 2 milliards USD, soit environ 1 700 milliards FCFA.  En second lieu, il y a lieu de souligner que de façon globale, la qualité du portefeuille est satisfaisante, tous les projets s’exécutant normalement avec  un niveau de décaissement des financements qui est le plus élevé de l’unité opérationnelle couvrant le Benin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Togo.

Avec le Vice-président de la Banque pour la région Afrique, les échanges ont porté sur le souhait du Burkina Faso de bénéficier de l’accompagnement de son institution dans la lutte contre l’insécurité et les fragilités, le renforcement de l’accès à l’énergie, le développement du capital humain et l’éducation, l’économie numérique, l’appui au G5 sahel. Il s’est dit disposer à utiliser tous les instruments adaptés de la Banque pour accompagner les efforts du Burkina Faso dans les domaines voulus. Ainsi, a-t-il été décidé d’un accroissement de l’appui budgétaire dont le niveau de 2020 sera porté de 50 millions USD à 100 millions USD tout comme pour 2019.

Au cours de cette séance, la délégation a ete informée d’un réaménagement institutionnel  qui rattache désormais le Burkina Faso à l’unité opérationnelle couvrant le Mali, le Tchad et le Niger dans le but de renforcer l’homogénéité régionale dans le cadre du G5 Sahel.

Dans l’après-midi, les Ministres en charge de l’éducation et des finances ainsi que les responsables de la Banque mondiale ont tenu un « Side event » au cours duquel  la Stratégie nationale de scolarisation des élèves dans les zones à forts défis sécuritaires,  2019-2024, a été présentée. Adoptée en conseil de ministre le 21 février 2019,  cette stratégie est bâtie autour de trois axes :

– l’accès à l’éducation et à un environnement d’apprentissage protecteur et sécurisé,

– l’enseignement et l’apprentissage de qualité,

– le pilotage et la coordination.

Cette présentation a été l’occasion d’échanger avec la banque mondiale sur le sujet de la vulnérabilité du Burkina Faso et d’explorer des pistes de solution pour favoriser l’éducation des élèves de cette zone touchée par l’insécurité.  

                                                                                  Washington, le 10 avril 2019

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